Steve Jobs, un an après

Steve n’est plus là et quelque chose semble avoir quelque peu disparu.

Et oui… Tim Cook n’a pas le panache de l’original et quant à Jonathan Ive, le créateur des objets que nous aimons tant, il a beau se mettre davantage en avant, il échoue à susciter l’empathie.

En un an, un an seulement, Apple a vu se dresser une concurrence insidieuse, liée à un facteur majeur : à l’exception notable de SIRI (reconnaissance vocale inaugurée sur l’iPhone 4S), la firme a échoué à nous surprendre, à engendrer ce sentiment que l’on avait associé à Apple depuis le retour de Jobs : « Wow… Ils l’ont fait. Ils ont eu l’idée géniale, révolutionnaire. »
Or, en cette année 2012, l’appareil bluffant, pour beaucoup, a été le Galaxy SIII de Samsung avec son écran géant et ses temps de réponses ultra-rapides. Si bluffant qu’Apple a commis l’erreur de positionner l’iPhone 5 face à ce concurrent, se moquant de ce « morceau de plastique ». Admettons. Mais n’était-ce pas admettre que l’on prenait au sérieux la menace du SIII ?
Par ailleurs, quand bien même le Nouvel iPad a pu se vanter de l’écran Retina Display (plus fin que la perception de l’œil), le Kindle Fire HD d’Amazon – qui sera vendu en France en ce mois d’octobre – est tout de même ultra-séduisant et s’offre à un prix deux fois moindre. Voilà d’ailleurs que certains désignent Jeff Bezos d’Amazon comme un potentiel successeur de Jobs pour ce qui ce qui est du panthéon de l’informatique.

Plus récemment, il y a eu le cafouillage de « Plans », l’appli de cartographie de l’iOS 6. Suffisamment instable pour susciter quelques facéties que l’on aurait jadis volontiers attribuées à Windows de messire Bill Gates. Nobody’s perfect, d’accord. Mais Steve aurait-il accepté que « Plans » sorte en l’état ? Soudain, l’impression d’être revenu en 1996 au temps de MacOS9, un peu avant que Jobs ne reprenne les commandes, a plané dans l’atmosphère.

Ce que l’on redoutait avec le départ de Steve – une exigence moindre – serait-il en train de se concrétiser ? Qu’on le veuille ou non, le maître est à jamais irremplaçable. Apple serait pourtant bien avisé d’embaucher un homme de l’art à même d’indiquer une direction à suivre, quelque chose d’insensé, d’irréalisable, une quête du Graal. On pense à des recrues du calibre de Don Mattrick, l’homme qui a mené le projet Kinect chez Microsoft ou Satoru Iwata chez Nintendo (qui a mené la révolution DS/Wii) ou même encore, pourquoi pas, Steve Wozniak lui-même.

Sous la houlette de Steve Jobs, Apple avait beau jeu de railler ses concurrents. Comme c’était Steve et qu’il était « rock’n’roll », nous lui pardonnions ses excès, ils faisaient partie du « show ». C’était oublier qu’aucune société ne peut prétendre au monopole des bonnes idées.

Il serait temps qu’Apple retrouve un peu de magie…

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